Rétrospective de la session spéciale du Parlement
Les principales mesures concernant la santé psychique sont énumérées ci-dessous.
Merci à Promotion Santé Suisse et à Santé Publique Suisse de mettre à notre disposition un récapitulatif des sessions du Parlement national. Dans la newsletter du RSP, nous présentons une sélection d’interventions pertinentes pour la promotion de la santé psychique et la prévention des maladies psychiques. Toutes les interventions sont accessibles au public sur le site officiel du Parlement. Nous attirons votre attention sur le fait que le RSP donne accès aux informations ci-dessous sans être actif sur le plan politique ni prendre position. Seuls les objets présentant une priorité moyenne ou élevée sont mentionnées ci-dessous.
Pour une intensification des campagnes de prévention à propos des nouveaux médias
Le Conseil fédéral (CF) est chargé de prendre des mesures pour que de vastes campagnes de sensibilisation aux dangers et aux risques sur les réseaux sociaux soient régulièrement menées. L’accent sera mis, d’une part, sur les risques que ces derniers représentent pour la santé mentale et, d’autre part, sur l’identification de la désinformation. Ces mesures tiendront notamment compte des groupes vulnérables tels que les jeunes (en particulier les jeunes filles).
Sensibiliser les parents, les personnes de référence et les professionnel·e·s en contact direct avec les enfants et les jeunes aux risques liés à l’utilisation des médias numériques est au cœur des activités de la plateforme Jeunes et médias de l’OFAS. Les thèmes de la santé psychique et de la désinformation y seront approfondis dès 2026. Le Conseil fédéral privilégie des mesures ciblées et fondées sur des données scientifiques plutôt que des campagnes générales de sensibilisation. Ces activités s’inscrivent dans la Stratégie nationale MNT, la Stratégie nationale Addictions et le Plan d’action national Prévention du suicide. Le renforcement de la santé psychique constitue l’un des axes prioritaires de la Stratégie MNT 2025-2028. En 2024, le Conseil fédéral a également formulé des recommandations visant à promouvoir la santé psychique des enfants et des jeunes. S’agissant de la désinformation, un nouveau programme de recherche de l’OFCOM examinera ses effets à court, moyen et long terme sur la formation de l’opinion. Les connaissances acquises pourront servir à concevoir des mesures de sensibilisation appropriées.
Combattre la violence faite aux femmes par une approche globale
Le Conseil fédéral est chargé d’établir un rapport dans lequel il examinera comment la Suisse pourrait apporter une réponse efficace à la tendance croissante à la violence et à la radicalisation masculinistes que l’on observe chez les jeunes hommes. Des études montrent que les jeunes, sur les réseaux sociaux, peuvent rapidement se retrouver dans des milieux toxiques où s’échangent des contenus misogynes, extrémistes et glorifiant la violence. Cette évolution s'inscrit dans le contexte de l'augmentation des féminicides en Suisse et pose des défis majeurs aux cantons, aux communes, aux établissements de formation et aux parents.
Extrait de la réponse du CF : « La propagation de normes de masculinité favorisant la violence, en particulier chez les jeunes hommes, inquiète le Conseil fédéral. Ces normes sont associées à des revendications de pouvoir et de domination et favorisent ainsi la violence de genre. Il propose donc d'accepter le présent postulat. Sa mise en œuvre doit s'inscrire dans le cadre de la Stratégie Égalité 2030 et de la future stratégie nationale contre la violence domestique, sexuelle et de genre, en collaboration avec les acteurs concernés. »
Reconnaître et protéger les femmes victimes de violences sexuelles et sexistes relevant de l’asile
Le Conseil fédéral est chargé d’établir un rapport sur la manière d’améliorer l’accueil et la protection des femmes et des filles ayant subi des violences sexistes et sexuelles, qu’elles aient fui la violence ou qu’elles y aient été exposées sur les chemins de l’exil, et sur la reconnaissance de ces situations dans le cadre des procédures d’asile.
Le rapport devra en particulier :
- présenter des statistiques sur les demandes d’asile invoquant des violences sexuelles ou sexistes, en indiquant le nombre de cas par année, le profil des personnes concernées, les pays d’origine et, lorsque possible, les phases du parcours où ces violences surviennent ;
- préciser, pour ces demandes, la répartition des décisions rendues afin de montrer dans quelle mesure ces violences sont reconnues comme motifs de protection ;
- analyser l’application actuelle de l’art. 3, al. 2, et les pratiques du SEM lorsqu’un motif de violence liée au genre est invoqué ;
- décrire les mesures aujourd’hui en place pour protéger et accompagner les personnes concernées (formation du personnel, auditions, interprétariat, hébergement, soutien spécialisé)
Proposition CF: Adoption